Épilation laser et médicaments : ce qu'il faut signaler
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Certains médicaments rendent la peau plus sensible à la lumière. Sous laser, cela peut favoriser une brûlure ou une tache. Voici les principaux à connaître, et la règle qui passe avant tout : on adapte la séance à votre traitement, jamais l'inverse.

La règle d'or
N'arrêtez jamais un traitement prescrit pour pouvoir faire une séance de laser sans l'avis du médecin qui vous l'a prescrit. Si un médicament n'est pas compatible avec le laser pour le moment, c'est la séance qui est décalée.
Les médicaments photosensibilisants
Un médicament photosensibilisant rend la peau plus réactive à la lumière, y compris celle du laser. Pendant ce type de traitement, et parfois quelques jours après la dernière prise, les séances sont reportées. En cas de doute, la praticienne demande l'avis du médecin référent.
- Certains antibiotiques, notamment de la famille des cyclines (doxycycline, souvent prescrite contre l'acné) et des quinolones.
- Certains anti-inflammatoires, diurétiques et traitements cardiaques.
- Le millepertuis, une plante utilisée contre la déprime, souvent oubliée parce qu'elle s'achète sans ordonnance. Parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien avant de modifier quoi que ce soit.
Cette liste n'est pas complète : c'est pour cela que le questionnaire du bilan porte sur tous vos traitements, même ponctuels.
Les crèmes sur la zone traitée
Les crèmes au rétinol ou à l'acide glycolique achetées sans ordonnance fragilisent la peau : une pause sur la zone traitée est en général demandée avant la séance, pour une durée indiquée au bilan. Si la crème vous a été prescrite (un rétinoïde contre l'acné, par exemple), ne l'arrêtez pas de vous-même : la praticienne voit avec vous et, si besoin, avec votre médecin.
Le cas de l'isotrétinoïne
L'isotrétinoïne, prescrite contre l'acné sévère, fragilise beaucoup la peau. Les séances de laser ne sont pas réalisées pendant le traitement. Une fois le traitement terminé, à la date décidée par votre médecin, il faut en général attendre plusieurs mois : le délai est fixé au cas par cas.
Les traitements hormonaux
La pilule, les traitements de la ménopause ou de l'infertilité ne sont pas en eux-mêmes des contre-indications. Ils peuvent en revanche influencer la pousse des poils : les résultats peuvent être plus lents, et des séances d'entretien plus fréquentes.
Si votre pilosité a beaucoup augmenté récemment, parlez-en à votre médecin : un syndrome des ovaires polykystiques, par exemple, relève d'un suivi médical, en dehors du laser.
Anticoagulants et autres traitements
Les anticoagulants ne sont pas une contre-indication en soi, mais ils peuvent favoriser de petits bleus. Les traitements immunosuppresseurs ou une maladie de peau active demandent l'avis du médecin référent avant de commencer.
Le bon réflexe
Au bilan, puis à chaque séance, signalez tout médicament, même pris depuis peu ou pour quelques jours. En cas de doute, la séance est simplement décalée : il vaut toujours mieux perdre quelques semaines que prendre un risque.